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1 La sophrologie est-elle de l'hypnose ?

Historiquement, la sophrologie est étroitement liée à l'hypnose et certains sophrologues utilisent également l'hypnose. Mais la sophrologie, ou plus précisément, les Relaxations Dynamiques, ne sont pas de l'hypnose.

"Ce n'est pas de l'hypnose avec un autre nom. J'ai pratiqué les procédés hypnotiques avec une intention de recherche et je les ai abandonnés parce qu'un de ses fondements consiste en la modification de l'état de la conscience, ce que je n'ai pas jugé nécessaire pour la pratique de ma Méthode, laissant son emploi aux psychologues, psychiatres et experts responsables" (Caycedo, 2001)

Une première série de différences est l'absence de philosophie, de méthode d'entraînement de la personnalité et de sémantique spécifique dans l'hypnose.

Une seconde, liée à la première, est la place réduite laissée à la personne (plus souvent "patient" dans le cas de l'hypnose). L'objectif peut être souhaité par le patient (hypnose thérapeutique, par exemple) mais le moyen de l'obtenir est entièrement sous le contrôle de l'hypnotiseur. En sophrologie, au contraire, on propose au sujet de s'approprier une méthode pour l'utiliser de manière autonome. Il est toutefois possible de rencontrer des hypnotiseurs qui se présentent comme sophrologues... et des sophrologues hypnotiseurs sans le savoir ou le reconnaître !

Soulignons de plus que l'hypnose est inductive et hétérogène, comme lors de nombreuses "sophronisations" ; la sophrologie vise à être déductive (découverte personnelle des phénomènes) et autogène, comme lors des "Relaxations Dynamiques".

Les premières techniques de sophrologie (jusqu'aux années 70) étaient très proches de l'hypnose thérapeutique et de "l'auto-hypnose". Ces techniques sont encore utilisées par quelques sophrologues mais depuis, il y a eu un "virage" en sophrologie avec l'apport de la phénoménologie et des approches orientales pour la mise au point des "relaxations dynamiques" : l'observation des sensations (et non la visualisation du corps), la perception de l'ensemble du corps, y sont notamment fondamentales.

En auto-hypnose, nous trouvons souvent des inductions de "calme, détente, lourdeur", etc.

Dans la sophrologie actuelle, il ne s'agit pas tant de rechercher la relaxation mais plus volontiers de repérer ou "libérer" les sensations telles qu'elles sont (les tensions éventuelles, comme les lieux du corps relâché). La relaxation n'est pas un but en soi mais un moyen.

En hypnose et auto-hypnose, il y a la recherche d'une modification subjective de l'expérience, d'une "dissociation" mentale, un changement ou une altération des perceptions, des sensations, pensées et comportements (d'après la définition de l'American Psychological Association).

En sophrologie il s'agit au contraire de développer une perception actuelle de notre réalité (d'abord corporelle puis d'une manière globale) et du monde extérieur (à partir du 2ème degré de la relaxation dynamique) la plus juste, réaliste que possible.

Le sophrologue est alors plus près d'une fonction de formateur (qui apprend à d'autres un nouveau savoir-faire) que de la fonction de thérapeute (ce qui pour la plupart serait alors un exercice illégal de la médecine : le sophrologue n'est pas autorisé à faire de diagnostic, donner son point de vue sur un traitement)

La difficulté est qu'il existe plusieurs "courants" de sophrologie, qui peuvent être complémentaires mais très différents (certains sont restés très proche de l'hypnose). Difficulté accrue par le fait que le mot "sophrologie" est dans le domaine public (non protégé) et renvoie parfois à des propositions peu recommandables...

Au final, quelque soit la méthode que vous utilisez, la pratique quotidienne d'une "pause" reste très bénéfique. L'idéal étant d'apprendre à se détacher progressivement de tout support extérieur (CD...), ce qui est plus facile en suivant un apprentissage progressif auprès d'un sophrologue diplômé...

Ainsi l'utilisation d'un langage poétique, de "belles paroles", de métaphores, injonctions, imagerie et autres suggestions... sont des techniques très utilisées en hypnose (et hélas, dans beaucoup d'approches "sophrologiques") et ne rendent pas le "patient" ("passif") autonome.

Le "Terpnos Logos" idéal (le discours du sophrologue durant la séance) serait... le silence !

Précisons d'une part que le Terpnos Logos du sophrologue doit évoluer au fil des acquisitions des personnes guidées : d'explicatif au départ (et donc plus détaillé), il devient orientatif et ne propose plus que des sortes de balises avec, par exemple, l'utilisation de noms clés dans des phrases courtes.
D'autre part il peut être utile, dans des rares cas d'urgence, d'utiliser un langage persuasif ou hypnotique.

Il resterait beaucoup à dire à propos du langage : nous vous invitons à lire

Hélène SANTERRE (LEROY) , Mais... qu'est-ce que le langage ? A propos du Terpnos Logos, éditions ISR

Notons que l'Ecole française dissidente dite bioénergique et la relaxation sophro-bio-dynamique (JP Hubert) reste dans la dynamique initiale de la sophrologie et dans le domaine de la thérapie. L'hypnose y est centrale mais intégrée à des mouvements évolutifs de l'abord psycho-socio-somatique.

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